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Date: 2018-10-24
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Category: Call for Papers
Subject: Appel à contributions – IdeAs n° 14 : « Populismes dans les Amériques » / Call for papers — IdeAs 14: “Populisms in the Americas”



Appel à contributions – IdeAs n° 14 : « Populismes dans les Amériques »

Call for papers — IdeAs 14: “Populisms in the Americas”

 

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IdeAs. Idées d’Amériques est la revue électronique en libre accès de l’Institut des Amériques (Paris, France). Suivant une approche pluridisciplinaire en sciences humaines et sociales, la revue est dédiée à l'étude du continent américain dans sa totalité, et ouvre chaque année deux numéros thématiques publiant des articles comparatistes et transnationaux (en français, anglais, espagnol ou portugais). IdeAs entend utiliser la publication en ligne pour créer un espace d'échanges sur les sujets traités et favoriser une politique de traduction active.

 

La revue publie plusieurs rubriques, dont un dossier thématique principal, avec :

 

1. des articles sollicités en rapport direct avec le dossier, dont l’orientation est décidée par le comité de rédaction ;

2. des contributions répondant à un appel à communication, examinées par le comité et les coordinateurs du numéro

 

Le numéro 14 de la revue, à paraître en septembre-octobre 2019, portera sur les populismes dans les Amériques. Veuillez noter que notre revue n’a pas de rubrique Varia.

 

Au cours des dix dernières années, le populisme s’est affirmé comme une notion souvent clef dans l’analyse de l’évolution politique et sociale d’un grand nombre de pays européens ou américains. Dans les Amériques, le populisme a ainsi été invoqué ces derniers temps pour désigner des courants et sensibilités politiques très différents, en référence à des mouvements, des acteurs, voire des gouvernements tels que Occupy Wall Street, le Tea Party, Bernie Sanders, ou encore Donald Trump. Au sud, c’est aussi le cas des régimes que l’on qualifie parfois de national-populaires en Amérique latine : le Venezuela chaviste, la Bolivie dirigée par Evo Morales, l’Argentine sous les gouvernements Kirchner…, tandis que le terme de populisme est aussi utilisé pour désigner des courants ultra-conservateurs, tel celui incarné par le candidat à la présidence du Brésil en octobre 2018 : Jair Bolsonaro.

 

Cette ubiquité masque pourtant mal une certaine confusion conceptuelle (Mudde 2007, Hermet, 2001, Taguieff, 1997, Laclau, 2008), tant le populisme suit la démocratie comme son ombre (Arditti, 2004, Canovan, 1999). Si l’actualité du populisme témoigne du sentiment que les démocraties vacillent sous le poids de demandes économiques, sociales, identitaires et sécuritaires qui, souvent, prennent la forme d’une dénonciation des élites et d’une défense d’un peuple vertueux, sa substance reste floue. D’une part, parce que deux niveaux de discours – celui des acteurs et celui des analystes, qu’ils viennent des sciences sociales ou politiques – se mélangent dans les débats. D’autre part, parce que le caractère transnational et la diversité du phénomène tendent à masquer les différences séparant les cas nationaux. L’histoire du populisme en Europe est notamment fort différente de celles des États-Unis, du Canada et de l’Amérique latine. Sur le Vieux continent, le populisme renvoie en règle générale à des mouvements d’extrême-droite (Mudde, 2007), ou, comme le disait George Lavau (1970), à une « fonction tribunitienne » des partis de gauche. En revanche aux États-Unis, berceau du Parti éponyme, il constitue un langage politique traduisant une passion égalitaire issue de la révolution américaine (Kazin, 1995, Muller 2004), et en Amérique latine il est nourri d’une riche expérience historique qui traverse le sous-continent depuis les années 1930, à travers la diversité des politiques de transformations sociales engagées sous Perón en Argentine, Vargas au Brésil, lors de la révolution MNR en Bolivie, ou sous Cárdenas au Mexique, pour ne citer que les plus connues (Marques-Pereira, Garibay, 2011).

 

Ce numéro d’IdeAs propose un éclairage décalé sur la question en montrant, à partir d’études localement situées, comment les historiens, les sociologues et politistes travaillant sur l’Amérique du Sud et du Nord mobilisent la notion de populisme et les phénomènes sociaux, politiques et économiques dont elle permet de rendre raison dans ces pays-là. Qu’est-ce qui, dans une démocratie, différencie le populisme de l’appel aux suffrages des électeurs, et notamment celui des classes populaires ? Comme l’écrivaient Yves Mény et Yves Surel (2002), les mouvements populistes s’expriment et se comportent comme si la démocratie se réduisait au pouvoir du peuple. Mais ce diagnostic général demande à être affiné, car les populismes, bien loin d’être en opposition systématique avec les sophistications de la démocratie libérale et représentative (Manin, 2005), se déclinent tout au long d’un continuum. Ainsi, l’objectif de ce numéro est de contribuer à identifier des critères populistes à partir d’exemples tirés de l’Amérique du Nord et du Sud.

 

Comment faire une proposition d’article

 

Toutes les propositions soumises, rédigées en français, en anglais et en portugais ou espagnol, devront prendre la forme suivante :

 

Elles sont à envoyer à la rédaction par courrier électronique, avant le 15 novembre 2018 : isabelle.vagnoux@univ-amu.fr et gt-recherche@institutdesameriques.fr

 

Les propositions seront alors évaluées par notre comité de rédaction et les coordinateurs du numéro, et si votre résumé retient notre attention, nous prendrons contact avec vous, pour un envoi de l’article complet, dans les plus brefs délais.

 

Chaque article devra ensuite nous être soumis sur la plateforme Open Journals System de la revue, avant le 31 janvier 2019. Il fera alors l’objet d’une évaluation sous forme anonyme par deux experts.

 

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IdeAs. Idées d’Amériques is the open access, peer-reviewed, electronic journal of the Institute of the Americas (Paris, France). Taking a multidisciplinary approach to the human and social sciences, the journal is dedicated to the study of the American continent as a whole. It publishes two thematic issues per year with high-quality scholarly articles — in French, English, Spanish or Portuguese — in the fields of comparative and transnational studies. IdeAs aims to be a forum for lively debates concerning the issues related to the study of the Americas and to promote scholarly translation.

 

Each issue includes three different sections, one of which is a dossier that focuses on a main theme and comprises:

 

1. Solicited articles related to the theme issue — after its initial approval by the Editorial Committee;

2. Call for papers submissions reviewed and approved by the Editorial Committee and the issue’s Guest Editor.

 

Issue no. 14, “Populisms in the Americas” (September-October 2019), will focus on populism in North America and Latin America. Please note that the journal does not contain a Varia section.

 

In the last ten years, populism has become a key notion when analyzing political and social evolutions of most American and European countries. In the Americas, populism has been evoked these last years to qualify very different political movements, from Occupy Wall Street, to the Tea Party, to Bernie Sanders or Donald Trump. It is equally true in Latin America, where national-popular leftist regimes (Chavez’ Venezuela, Evo Morales’ Bolivia, Kirchner’s Argentina, etc.) are also qualified as populist, while the same word is used to refer to ultra-conservative political currents, embodied today, for example, by Brazilian presidential candidate, Jair Bolsonaro.

 

Such a ubiquitous concept is bound to create conceptual confusion (Mudde 2007, Hermet, 2001, Taguieff, 1997, Laclau, 2008), especially since populism follows democracy like its shadow (Arditti, 2004, Canovan, 1999). Using anti-elite rhetoric, current populist streams emerge as a response to the feeling that democracies are faltering due to economic, social and identity crisis. But its substance remains for the most part blurry, if not undefined, because, on the one hand, two narratives coexist ––that of actors and that of analysts whether they are social scientist or politicians––, and, on the other hand, because it is such a diverse and international phenomenon. European populism usually refers to far right political streams (Mudde, 2007) or, as George Lavau (1970) would say, to leftist parties’ “fonction tribunitienne”, whereas in the US, birthplace of the Populist Party (1891-1908) it often refers to a certain political language imbued with a sense of egalitarianism originating in the American revolution (Kazin, 1995, Muller 2004). In Latin America, its history dates back to the 1930, and includes a wide range of social and political transformations engaged by Perón in Argentina, Vargas in Brazil, the MNR revolution in Bolivia, or Cárdenas in Mexico, to name but a few (Marques-Pereira, Garibay, 2011).

 

IdeAs 14 intends to shed some light on this subject in an original way, by showing through localized case studies how historians, sociologists and politists who work on North and South America use the notion of populism to analyse social, political and economic phenomena taking place in American countries. Within a democracy, what exactly differentiates populism from a politician urging the people ––especially working classes–– to vote? Yves Mény and Yves Surel (2002) explain that populist movements act as if democracy could be reduced to merely giving power to the people. But this general diagnosis needs to be further specified, because rather than being radically opposed (Manin, 2005), populisms and sophisticated liberal and representative democracies are actually part of a continuum. This IdeAs issue’s main purpose is to help identify the criteria according to which populism can be defined, through examples from North and South America.

 

Submissions procedure

 

All proposals — in French, English and Portuguese or Spanish — should take the following form:

 

 

Proposals should be emailed to the General Editor by e-mail by 15 November 2018 at both these addresses: isabelle.vagnoux@univ-amu.fr and gt-recherche@institutdesameriques.fr

 

Proposals are reviewed by our editorial board as well as by the issue’s Guest Editor. If your proposal is accepted, you will need to submit of your article electronically via the journal’s OJS platform by 31 January 2019 (you will be provided with a Guide to OJS). Your article will be reviewed anonymously by two experts in the field.

 




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