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Date: 2017-05-10
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Category: General Message
Subject: 2017 John McMenemy Prize Short-List / Prix John-McMenemy 2017 - Articles retenus en sélection finale



2017 John McMenemy Prize / Prix John-McMenemy 2017

 

PRIZE JURY / JURY DU PRIX

Jean-François Godbout
Meenal Shrivastava
Graham White

 

The CPSA Board of Directors is grateful to the jury for its careful and thorough consideration of the articles.

 

Le conseil d’administration de l’ACSP tient à exprimer toute sa reconnaissance au jury pour son analyse soignée et exhaustive des articles.
 

 

Short-List / Articles retenus en sélection finale

 

Paul Nadasdy, “First Nations, Citizenship and Animals, or Why Northern Indigenous People Might Not Want to Live in Zoopolis,” 49:1, 1-20.

This imaginative and wide-ranging analysis examines the model of human-animal relations put forward in Donaldson and Kymlicka’s recent Zoopolis: A Political Theory of Animal Rights from the perspective of the Indigenous Peoples of Canada’s North. Melding anthropological studies with analysis of the citizenship regimes which have emerged from settled comprehensive land claims and self-government agreements, Nadasdy challenges the universality that Donaldson and Kymlicka claim for their interpretation of human society. He argues that Zoopolis’ implicit liberalism and its assumptions about the territorial underpinnings of human political organization are invalid for certain Northern Indigenous peoples. In contrasting Indigenous world views – and in particular, understandings of the relations of humans and animals – with the liberal, statist perspective of Zoopolis, Nadasdy raises complex, important questions not only in political theory but also about the place of Indigenous peoples and thought in the Canadian polity.

 

Paul Nadasdy, « First Nations, Citizenship and Animals, or Why Northern Indigenous People Might Not Want to Live in Zoopolis », 49:1, 1-20.

Cette analyse originale et exhaustive porte sur le modèle des relations hommes-animaux proposé récemment dans Zoopolis: A Political Theory of Animal Rights de Donaldson et Kymlicka du point de vue des autochtones du Nord canadien. Combinant des études anthropologiques avec une analyse des régimes de citoyenneté qui ont émergé de revendications territoriales globales réglées et d’ententes sur l’autonomie gouvernementale, Nadasdy remet en question l’universalité, selon Donaldson et Kymlicka, de leur interprétation de la société humaine. L’auteur soutient que le libéralisme implicite de Zoopolis et ses hypothèses au sujet des assises territoriales de l’organisation politique humaine ne sont pas valides pour certaines populations autochtones du Nord. En comparant des visions du monde autochtones – notamment leur compréhension des relations entre les humains et les animaux – avec la perspective étatique libérale de Zoopolis, Nadasdy soulève des questions complexes et importantes non seulement dans le domaine de la théorie politique, mais aussi sur la place des peuples et de la pensée autochtones dans le régime canadien.

 

David B. MacDonald, “Do We Need Kiwi Lessons in Biculturalism? Considering the Usefulness of Aotearoa New Zealand’s Pākehā Identity in Re-Articulating Indigenous Settler Relations in Canada,” 49:4, 643-64.

In the context of developing an agenda for reconciliation along the lines recommended by the Truth and Reconciliation Commission, David MacDonald assesses the development of Indigenous-settler biculturalism in Aotearoa/New Zealand and the possibility of lessons for Canada. MacDonald provides an overview of Indigenous Māori mobilization leading to greater indigenous recognition and inclusion, at least in the form of symbolic forms of biculturalism. Highlighting the use of the Māori term Pākehā by non-indigenous settlers as a self-designation, MacDonald explores the possibility of analogous terms such as settlers, treaty persons, or Kiciwamanawak (cousins) in the Canadian context. He notes the utility of using these relational identity-markers to problematize the Eurocentric and colonizing aspects of the settler state. He also notes the problems of identity-markers which exclude non-European settlers, as well as problems in their deployment in concrete terms to address continued inequality, political alienation, and structural discrimination. The discussion in the article is thus a useful reminder to not let inclusive language/terms act “as rhetorical screens for continued inaction” on Indigenous issues in settler societies.

 

David B. MacDonald, « Do We Need Kiwi Lessons in Biculturalism? Considering the Usefulness of Aotearoa New Zealand’s Pākehā Identity in Re-Articulating Indigenous Settler Relations in Canada », 49:4, 643-64.

Dans l’optique d’élaborer un programme en faveur de la réconciliation allant dans le sens des recommandations de la Commission de vérité et de réconciliation, David MacDonald évalue le développement d’un biculturalisme autochtone-colon en Aotearoa/Nouvelle-Zélande et les enseignements que pourrait en tirer le Canada. MacDonald fait un survol de la mobilisation des Māori et de l’amélioration de la reconnaissance et de l’inclusion de cette population autochtone, du moins sous des formes symboliques de biculturalisme. En mettant en relief l’utilisation du terme māori « Pākehā » par des colons non autochtones pour se désigner eux-mêmes, MacDonald explore la possibilité d’employer des termes analogues comme « colons », « autochtones des traités » ou Kiciwamanawak (cousins) dans le contexte canadien. Il note l’utilité d’utiliser ces marqueurs identitaires relationnels pour poser la problématique des aspects eurocentriques de l’État colonisateur. Il fait aussi état des problèmes des marqueurs identitaires qui excluent les colons non européens tout comme les problèmes inhérents à leur déploiement, y compris une inégalité continue, l’aliénation politique et la discrimination structurelle. De par les réflexions de l’auteur, l’article constitue un rappel utile qu’il ne faut pas laisser un langage ou des termes inclusifs devenir « des écrans rhétoriques pour perpétuer l’inaction » en regard des questions autochtones dans des sociétés colonisatrices.

 

Dietlind Stolle, Allison Harell, Stuart Soroka and Jessica Behnke, “Religious Symbols, Multiculturalism and Policy Attitudes,” 49:2, 335-58.

This article examines how support for multiculturalism policy varies across the types of benefits and the ethnicity/religiosity of recipient groups. Canada is often thought to be a very tolerant country, but Stolle and her colleagues confirm that this support is more restrained. Using a unique survey experiment conducted within the 2011 Canadian Election Study, the authors assess the effect of ethnicity and religious symbols on support for funding of ethno-religious group activities and their access to public spaces. By presenting respondents with three different vignettes---each using an image of either a woman of Portuguese descent, of Turkish-Muslim origin, or a woman wearing a hijab---the authors demonstrate that the level of assimilationist attitudes polarizes Canadian public opinion when it comes to providing financial aid and services to more culturally distant groups. Canadians are also influenced in their assessments of multicultural policies by the financial cost of these programs. The results of this analysis find that Canadian support for multicultural policies is embedded in the understanding that these policies integrate and, to a certain degree assimilate, minority groups. In the current international context, this important study raises the question of the extent to which Canadian society would support a large influx of immigrants in need of financial support.

 

Dietlind Stolle, Allison Harell, Stuart Soroka et Jessica Behnke, « Religious Symbols, Multiculturalism and Policy Attitudes », 49:2, 335-58.

Cet article examine comment le soutien accordé à des politiques en faveur du multiculturalisme varie en fonction de l’origine ethnique et de la religion des groupes qui en bénéficient. Le Canada est souvent perçu comme un pays très tolérant, mais Stolle et ses collègues confirment que ce soutien est plus restreint. À l’aide d’un sondage original mené dans le cadre de l’Étude sur l’élection canadienne 2011, les auteurs évaluent l’effet de l’origine ethnique et des symboles religieux sur le soutien accordé au financement d’activités de groupes ethno-religieux et à l’accès de ces groupes à des espaces publics. En présentant aux répondants trois photos différentes – l’une montrant une femme d’origine portugaise, l’autre, une femme musulmane d’origine turque, et la dernière, une femme portant un hijab –, les auteurs démontrent que le niveau des attitudes par rapport à l’assimilation polarise l’opinion publique canadienne au sujet de l’aide financière et des services à offrir aux groupes culturellement plus éloignés. Les Canadiens sont aussi influencés dans leurs évaluations des politiques culturelles par le coût financier de ces programmes. Les résultats de cette analyse révèlent que le soutien des Canadiens à l’égard des politiques multiculturelles s’inscrit dans l’idée que ces politiques intègrent les groupes minoritaires et contribuent dans une certaine mesure à leur assimilation. Dans le contexte international actuel, cette étude clé nous amène à nous demander dans quelle mesure la société canadienne appuierait un afflux important d’immigrants ayant besoin d’un soutien financier.




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