POLCAN2ID#: 190
Date: 2014-09-30
Time: 00:00:00
Sent by:
Category: Conference
Subject: Colloque 2014 de l'Association canadienne des sociologues et anthropologues de langue fran├žaise (ACSALF)



Colloque 2014 de l'Association canadienne des sociologues et anthropologues de langue française (ACSALF)

 

Ateliers 27 et 33 : L’objet et les objets du conte (I) et (II)  - L’immigration et les francophonies minoritaires

 

Avec la participation de Chedly Belkhodja, Diane Farmer, Aude-Claire Fourot, Myriame Martineau, Paulin Mulatris et Srilata Ravi

 

Loin d’être homogènes, les communautés des francophonies minoritaires au Canada recouvrent en fait plusieurs espaces francophones, plurilingues et multiculturels. L’immigration joue un grand rôle dans la diversification de ces communautés et cette tendance s’intensifie à l’heure où elle est considérée par les gouvernements et les communautés comme un facteur de « vitalité » censée contrer vieillissement démographique et faible natalité, en même temps que combler des besoins économiques. Pour autant, les voix immigrantes restent toujours marginalisées au sein de ces espaces en mouvement.

 

À partir des analyses existantes sur les espaces discursifs (Heller et Labrie, 2003) et plus généralement à partir des travaux sur les représentations de l’immigration et des immigrants francophones en milieu minoritaire (par exemple Gallant et Belkhodja, 2005 ; Gallant, 2010 ; Laghzaoui, 2011 ; Farmer et Da Silva, 2012 ; Traisnel, Violette et Gallant, 2013 ; Mulatris, à paraître), l’atelier s’intéresse aux (non) prises de paroles immigrantes et vise à leur donner plus de place en les écoutant et en les racontant.

 

Pour cela, l’atelier se concentre sur des prises de paroles moins étudiées dans la littérature scientifique. Plutôt qu’aux entretiens classiques, nous nous intéressons aux prises de paroles à travers les dessins, les vidéos, les photos ou encore les romans et nous avons privilégié le conte comme cadre analytique. Le conte n’est pas seulement appréhendé ici comme un genre littéraire mais revêt au contraire des dimensions sociologiques, politiques et performatives. À travers un nouveau regard sur ces prises de paroles immigrantes, l’atelier cherche à découvrir les complexités de cet espace, de manière à inventer de nouvelles histoires.

 

L’atelier est divisé en deux parties. Grâce à la présentation de travaux sur les prises de paroles immigrantes, nous allons analyser dans une première partie l’objet du conte à partir duquel elles se positionnent, à savoir la construction d’un conte « de fées » d’une immigration et d’une intégration « réussies ». En présentant leurs recherches empiriques, les participants vont notamment répondre aux questions suivantes :

  • Sur le plan méthodologique, qu’est-ce qui se dit mieux en dessin, derrière/devant la caméra, à travers les objets, les photos, les romans, etc. qu’en utilisant des entretiens  plus classiques? Quels sont les défis associés à ces choix?
  • D’un point de vue analytique, qu’est-ce que ces prises de paroles nous disent sur le conte à la fois politique et sociologique que représentent une immigration et une intégration « réussies »? 
  • Dans une optique d’amélioration des programmes et des politiques, quelles sont les recommandations que vous suggèreriez pour une meilleure prise en « conte » de ces paroles immigrantes?

La seconde partie de l’atelier vise quant à elle à produire une parole immigrante à travers les objets du conte. Les participant-e-s vont devoir apporter et présenter en 4-5 minutes l’histoire d’un objet personnel, significatif et représentatif de leurs cultures (d’origine, d’adoption). La conteuse, Myriame El Yamani, se réappropriera les histoires de chaque participant-e et en fera une performance, qui peut être filmée. Elle fera également un retour sur ces histoires croisées qui peuvent définir les paroles immigrantes et qui permettent de percevoir le conte comme véhicule identitaire.

 

Ainsi, l’atelier cherche à jeter un nouveau regard sur les espaces des francophonies minoritaires à travers une perspective narrative, créatrice, et performative, en

  • les envisageant comme constructions ;
  • les imaginant traversées de conflits et de discours concurrentiels ;
  • les déclinant toujours au pluriel ;
  • et en s’autorisant à les subvertir.

Participant-e-s

 

Partie 1 — L’objet du conte : Paroles immigrantes en francophonies minoritaires et représentations d’une intégration et d’une immigration réussies

 

Chedly Belkhodja, Concordia

Diane Farmer, University of Toronto

Aude-Claire Fourot, SFU

Myriame Martineau, UQAM

Paulin Mulatris, University of Alberta

Srilata Ravi, University of Alberta

 

Partie 2 — Objets du conte : racines et identités d’une mémoire partagée

 

Entre 8 et 12 participant-e-s maximum (liste à finaliser)

 

Les participant-e-s à la première partie de l’atelier table ronde seront, dans la mesure du possible, présent-e-s à cette deuxième partie. Des places limitées seront réservées aux participant-e-s au colloque. Important : Apporter un objet, important pour vous personnellement ET représentatif de votre culture et être prêt à le « raconter » oralement pendant 4-5 minutes maximum. Les objets peuvent être très variés (du plat cuisiné à un bijou, etc.). Seules les photos et les vidéos sont proscrites.

Animatrice : Myriame Martineau (nom d’artiste : Myriame El Yamani)

 

Jeudi 16 octobre 2014

11h00 à 12h30 et 14h30 à 16h00

Université d’Ottawa (local à venir)

 

Programme préliminaire du colloque

Inscription au colloque (obligatoire)

Renseignements et informations : acsalf2014@gmail.com.

 

 

 

 

Chaire de recherche sur la francophonie et les politiques publiques

Université d'Ottawa, Faculté des Sciences sociales

120, Université, pièce 5055

Ottawa, Ontario

K1N 6N5

crfpp@uottawa.ca

www.crfpp.uottawa.ca




home



The Canadian Political Science Association (CPSA) does not and cannot guarantee the accuracy of these messages. Opinions and findings that may be expressed in the messages are not necessarily those of the CPSA or its Directors, Officers and employees. Anyone using the information does so at their own risk and shall be deemed to indemnify the CPSA from any and all injury or damage arising from such use. Moreover, the CPSA does not sponsor, review or monitor the contents of sites accessible via hyperlinks. Messages are posted in the language received.