POLCAN2ID#: 1825
Date: 2016-07-20
Time: 00:00:00
Sent by:
Category: Call for Papers
Subject: Appel à contribution - Congrès international des associations francophones de science politique CoSPoF 2017 / Congrès annuel de la Société québécoise de science politique 2017



Congrès international des associations francophones de science politique

CoSPoF 2017 / Congrès annuel de la Société québécoise de 

science politique 2017

 

Flux et Frontières. Réponses politiques et identitaires

 

Appel à propositions d’atelier/de section thématique

 

Depuis 2005, un réseau d’associations francophones de science politique organise tous les

deux ans un congrès afin de consolider une communauté scientifique francophone ouverte

aux débats et aux réalités multiples qui intéressent les membres de ces associations. En

2017, la Société québécoise de science politique (SQSP) aura le plaisir d’accueillir,

conjointement avec son Congrès annuel, le 7e Congrès international des associations

francophones de science politique, auquel participeront aussi l’AFSP (France), l’ABSP

(Belgique), l’ASSP (Suisse) et Luxpol (Luxembourg). Ce grand événement se tiendra à

l’Université du Québec à Montréal du 17 au 19 mai 2017. Flux et Frontières. Réponses

politiques et identitaires en sera le thème rassembleur.

 

Notre époque voit se manifester une tendance lourde à l’effacement progressif de plusieurs

frontières, à la faveur d’une dynamique géographique transnationale marquée par la

libéralisation des mouvements et des flux de personnes, de marchandises, de capitaux,

d’idées, ce qui a forcé les acteurs et leurs institutions à repenser leurs stratégies et leurs

politiques. Le sens, les contraintes et les effets des processus démocratiques et de l’action

collective s’en sont trouvés ainsi transformés. La science politique s’est employée à saisir

ces diverses mutations comme à renouveler ses approches, ses concepts, voire certains de

ses paradigmes. L’Europe, les Amériques, l’Asie et l’Afrique sont autant de régions

délimitées que d’espaces traversés par des mouvements de personnes, de capitaux et de

commerce, et par des idées qui ne semblent plus obéir ou se confiner aux frontières

étatiques traditionnelles, sur lesquelles les institutions publiques se reposent encore pour

agir au sein de leurs collectivités. Par ailleurs, par-delà ces constats, il y a lieu de

s’interroger sur le sens, les formes et la légitimité des multiples frontières qui définissent

le politique aujourd’hui, qu’elles soient physiques, socioéconomiques ou ethnoculturelles.

Les systèmes et les corps politiques ont-ils besoin de frontières ? La démocratie s’en

dispense-t-elle ? Bref, sans subordonner la réflexion à la conjoncture actuelle, aux menaces

nouvelles et aux phénomènes (Internet, crime organisé, monnaie parallèle…) qui semblent

défier les pouvoirs publics et l’ordre international, la science politique francophone est

conviée à repenser le politique et ses interventions.

 

Il s’agira entre autres de s’interroger sur la nature et la portée des diverses réponses que les

sociétés contemporaines et leurs institutions ont offertes à cette nouvelle donne pour

limiter, faciliter ou encadrer les flux de personnes, de marchandises et de capitaux, d’idées,

ou encore d’armes et de drogues. Qu’il s’agisse des propagandes haineuses diffusées sur la

toile, des avoirs financiers transférés dans les paradis fiscaux ou des personnes migrantes

réfugiées qui tentent d’entrer dans les espaces européen ou nord-américain, les sociétés

sont aux prises avec des problèmes complexes, qui soulèvent de vifs débats qui se

répercutent sur les lignes de fracture des systèmes politiques et montrent souvent les limites

de l’action publique. Mais outre les débats sur les flux désirables et moins désirables qui

traversent les frontières, se pose aussi la question de ce qui évolue hors frontière, hors du

contrôle des États ou des organisations internationales, dans des espaces physiques et

virtuels sans « souverain ».

 

Du point de vue politique, les questions ne manquent pas : quels sont les murs ou barrières

à ériger pour défendre les sociétés des effets néfastes de ces flux ? Quels sont les flux à

intensifier/promouvoir pour une gouvernance mondiale respectueuse des droits civils et

politiques, économiques, sociaux et culturels. Quels sont les rôles des acteurs sociaux,

économiques et politiques et les formes de coopération que nécessitent nos sociétés pour

répondre aux défis posés par la fluidité des rapports et des systèmes qui échappent aux

frontières ? Le Brexit, les Panama Papers, les nouvelles fractures socio-économiques (le

1% et le précariat), les migrations et la criminalité transnationale comme la gouvernance

d’Internet sont autant de phénomènes qui nous obligent à repenser nos cadres d’analyse et

l’action politique.

 

Nous vous donc invitons à soumettre des propositions d’atelier ou de section thématique

ouvertes à tous les grands domaines de la science politique et qui traitent du thème Flux et

Frontières : les réponses politiques et identitaires. Le comité organisateur invite les

chercheurEs en science politique et des disciplines connexes à proposer des ateliers ou des

tables rondes qui portent sur les axes suivants : 1) migration des personnes; 2) commerce,

capitaux et régulation; 3) idées et mouvements sociaux et 4) institutions et processus

démocratiques. Il est important de noter qu’il est préférable que les ateliers jumellent des

personnes rattachées à des institutions différentes et idéalement situées dans des pays

Différents.

 

Ce 55e Congrès annuel de la SQSP, joint avec le 7e Congrès international des associations

francophones de science politique, coïncidera avec les festivités entourant le 375e

anniversaire de Montréal et le 150e anniversaire de fondation du Canada. Il faut aussi noter

que le Congrès de l’ACFAS se tiendra au début mai 2017. Les personnes intéressées sont

priées de faire parvenir leur(s) proposition(s) avant le 3 octobre 2016 à l’adresse

électronique suivante : sqsp@er.uqam.ca.

 

Les propositions déposées doivent comprendre :

• Le nom et les coordonnées des personnes responsables (incluant un bref CV)

• Le titre de l’atelier/section thématique ou de la table ronde

• Un texte d’environ 200 à 300 mots décrivant la thématique abordée devant servir

d’appel à proposition de communication

• Une liste des participants potentiels ainsi que leur adresse électronique

 

Les responsables seront avisés de l’acceptation ou du refus de leur proposition par le comité

organisateur au plus tard le 10 octobre 2016. Ceux qui souhaiteront pourront lancer un

appel à communication que la SQSP diffuser. La décision d’accepter ou de refuser les

propositions individuelles reviendra aux responsables d’atelier.

 

Calendrier

3 octobre 2016: Dépôt final des propositions d’atelier

10 octobre 2016: Publication des propositions retenues

20 octobre 2016: Début de réception des propositions de communication suite à l’appel

1er décembre 2016: Ouverture des inscriptions et clôture des propositions de communication

9 janvier 2017: Décision des responsables des appels à communication

31 janvier 2017: Finalisation du programme

 

Comité organisateur: Michèle Rioux, Hugo Loiseau, Marc Chevrier, Carolle Simard,

Anne-Marie Gingras, Jean-Sébastien Barriault et Yann Breault.




home



The Canadian Political Science Association (CPSA) does not and cannot guarantee the accuracy of these messages. Opinions and findings that may be expressed in the messages are not necessarily those of the CPSA or its Directors, Officers and employees. Anyone using the information does so at their own risk and shall be deemed to indemnify the CPSA from any and all injury or damage arising from such use. Moreover, the CPSA does not sponsor, review or monitor the contents of sites accessible via hyperlinks. Messages are posted in the language received.